Le journalisme en Algérie n’est plus en bonne santé. Tel est le constat fait par Me Farouk Ksentini, ancien président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’Homme (CNCPPDH), qui a dénoncé la détention des journalistes pour attroupement ou contestation. Pour ce qui est de l’affaire dite Adlène Mellah, directeur du site d’information “Dzair Presse”, Me Ksentini a estimé que le journaliste en question était jugé pour des considérations politiques et loin du cadre judiciaire indépendant. “Il est absurde de parler de la démocratie, de la liberté d’expression et de la non-détention de journaliste alors que Mellah est condamné à un an de prison ferme”, a soutenu l’ancien président de la CNCPPDH. “Dans la Constitution, nous parlons des libertés et de l’indépendance de la justice, mais cela ne se traduit pas sur le terrain”, a lâché Me Ksentini, dénonçant les poursuites judiciaires à l’encontre des journalistes. “Il s’agit pur et simple de règlement de compte. Ce qui reflète l’indépendance relative de la justice”, a insisté l’avocat. Par ailleurs, il a mis en garde contre les conséquences des restrictions sur les libertés et la situation des droits de l’homme en Algérie qui ne rime pas, à ses yeux, avec les lois constitutionnelles et les conventions internationales relatives à ces droits. Pour lui, l’affaire du journaliste Adlène Mellah illustre clairement la violation flagrante des droits de l’homme et de la liberté d’expression garantis
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